Le jour ji

Xavier Mathieu face à Jacques Attali et Nicolas Baverez

novembre 7, 2009 · Laisser un commentaire

Ici on a une mise en scène de l’inanité.

4 intervenants. L’ouvrier porte-parole des victimes des délocalisations, un économiste médiatico-mondain, un autre économiste aussi homme d’Etat et idéologue médiatico-mondain, enfin la jeune femme, la bourgeoise qui doit être l’opérateur de la conciliation selon le sentiment.

L’échange est conduit à se polariser entre l’ouvrier et les économistes, c’est-à-dire entre producteur de capital et gestionnaires de capital. C’est ce qui se passe. Le face à face est médiatisé par la crise et l’actualité (procès de l’ouvrier pour le saccage de la sous-préfecture). On a alors deux niveaux de discours contradictoires qui apparaissent sans que puisse être révélé la logique de leur complémentarité. Il ne sont qu’affrontement, dans lequel le troisième terme intervient (elle). Cela donne l’impression que ce troisième terme est la possibilité logique de la résolution du conflit.

J’ai écrit la complémentarité des discours antagonistes. Cela signifie leur complémentarité dans un système contradictoire. La contradiction est inhérente au système. Et le faux semblant consiste à mettre en scène la résolution de la contradiction par le troisième terme, mais en laissant le système contredit en lui-même. C’est une logique formelle, positive, qui préside au débat, et non pas une intelligence dialectique de la situation.

Mais ensuite, la contradiction est laissée telle parce qu’il y a des carences discursives de part et d’autre des parties qui empêchent d’en comprendre la réalité logique. Ces carences sont : qu’il soit sincère ou non, l’absence de démonstration des faux-semblants du discours de Baverez touchant à l’intégrité de la République, le caractère sophistique des principes d’Attali qui laisse en marge de son discours le principe actif de concentration du capital et d’instrumentalisation culturelle de la démocratie contre les peuples ; cela Xavier Mathieu manque d’en proposer la logique (il n’est vraisemblablement pas équipé pour l’expliquer). Réagissant à l’instinct, il est renvoyé dans les cordes de la pire des façons. Alors l’instinct de vie du plus faible (structurellement) est écrasé par l’instinct de vie du plus fort (structurellement). Le troisième terme est légitime, dans cette structure de débat, pour passer la pommade.

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Bergson, Deleuze, Houellebecq

novembre 1, 2009 · Laisser un commentaire

ont dû devenir ce qu’ils sont devenus parce qu’ils ne dansaient pas la salsa

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Le Jour Ji change de look

novembre 1, 2009 · Laisser un commentaire

Sans doute plus clair et plus engageant ainsi. Encore quelques aménagements d’ici peu. Au niveau des polices et des catégories.

A bientôt,

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Définition du philosophe

octobre 29, 2009 · Laisser un commentaire

Le philosophe est la médiation du procès de connaissance.

Il ne “sait” pas le contenu d’une connaissance mais a l’art de l’accès à la connaissance.

Il connaît les moments historiques de la philosophie, c’est-à-dire qu’il est entré en relation dialectique avec ces moments.

Lorsqu’il écrit, le philosophe est la médiation de sa propre connaissance : il s’explique x, y…

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La distinction

octobre 28, 2009 · Laisser un commentaire

(de Pierre Bourdieu) est un livre publié en 79. Donc avant la grande financiarisation de l’économie.

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Art et capital

octobre 28, 2009 · Laisser un commentaire

J’avais proposé le titre Sous le capot de l’art contemporain… mais ça n’a pas été retenu par l’éditeur…

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L’idéologie du désir avec Bernard Stiegler

octobre 17, 2009 · Laisser un commentaire

Une limite de son travail est écrite dans ce passage de Clouscard :

Ici, on ne fera que rappeler les deux propositions fondamentales du gauchisme (à la Marcuse). Le prolétariat se serait vendu au système pour un plat de lentilles : la participation à la société de consommation. Pour consommer, il aurait abandonné son messianisme politique. N’insistons pas sur ce thème, ses variantes sont infinies. Ne résisterait encore à ce processus d’intégration qu’une élite intellectuelle qui, à l’aide des maîtres du soupçon – Nietzsche, Freud – opposerait l’authenticité du désir à la mercantilisation généralisée. La réponse à cette idéologie du désir n’est autre que ce constat élémentaire : si la classe ouvrière accède aux biens de subsistance, elle ne fait que subsister, elle ne consomme pas ! Elle accède aux biens nécessaires et suffisants mais non à la consommation du surplus. Elle subsiste et utilise. Elle ne fait qu’accéder aux équipements collectifs et des ménages, grâce aux lois sociales. Est-ce que l’on consomme un frigo ? Non, mais ce qu’il y a dedans.

Nous le développerons.

Source : http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/m4clous.htm

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L’axiome de la méthode W (de Joris Lacoste et Jeanne Revel)

octobre 17, 2009 · Un commentaire

Cet axiome est : il y a “théâtre” lorsqu’il y a une personne qui agit et une personne qui regarde cette personne agir. Un acteur et un spectateur. Cet axiome élargit l’idée de “théâtre” au-delà de la salle de théâtre, du lieu de théâtre, de tout dispositif dit “de théâtre”. Selon cet axiome, il y a “théâtre” dans n’importe quelle situation qui produit ces termes minimaux, structurels.

“Théâtre” n’est plus que le mot permettant de nommer cette situation : il y a quelqu’un qui agit et quelqu’un qui le voit agir.

Pourquoi nommer “théâtre” cette situation minimale, archi-banale ? — Pour avoir un point de départ de définition de toutes les possibilités de l’agir à partir de cette situation initiale, partant, de toutes les possibilités de faire signe et de définir un parcours du signifiant pour celui qui regarde.

C’est la modélisation de l’agir selon la situation minimale du théâtre qui est rendue possible.

C’est donc pas très poli sur le plan conceptuel.

Si l’axiome est accepté, certes, est autorisé un champ de modélisation. Mais c’est l’axiome qui est déficient. Pourquoi?

1/ Parce qu’il opère selon un nominalisme : il s’autorise d’une décision de nomination, appliquée sur une situation qui lui est exogène. C’est un codage. Lequel ressort d’un intérêt pratique exogène à la situation banale de “l’agir devant les yeux de quelqu’un” ou de “voir quelqu’un faire quelque chose”. En dernière analyse, ce codage est tributaire de la “fabrication d’un spectacle” selon le dispositif appelé usuellement “théâtre” : une salle noire avec une scène et des rangées de sièges. L’axiome de la méthode W consiste en fait, non pas à découvrir que le théâtre est beaucoup plus présent que le sens usuel du mot semble l’indiquer, mais à poser que le théâtre est tel. Partant, élargir la portée du théâtre consiste, avec l’axiome de W, à exporter la convention du théâtre en salle hors de la salle. C’est un axiome conventionnaliste.

2/ L’acceptation de l’axiome autorise de considérer toute situation y répondant comme relevant d’une logique du signifiant pouvant être décodée. Mais ce faisant, l’interprète de W ne fait que décoder, non pas le code de la situation par elle-même, mais le code selon lequel il a lui-même codé la situation.

3/ Aucune justification théorique ne vient étayer la décision initiale, celle de dire : le théâtre c’est ça, il répond à cette définition. La méthode impose l’axiome. Sa validité relève d’une imposition, laquelle trouve en dernière instance sa légitimité dans, nous l’avons dit, la reconduction du dit code dans le dispositif de théâtre usuel.

4/ Le point de départ est donc celui d’une essentialisation du théâtre, d’une naturalisation du théâtre, selon sa forme superstructurale.

En savoir plus sur la méthode W : http://www.1110111.org/

PS : Pour les raisons expliquées ci-dessus, il est tout à fait logique qu’ils rencontrent la sociologie formelle de Erving Goffman et le spinozisme de Deleuze.

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Ce qu’est (ou devrait être) une revue intellectuelle

octobre 17, 2009 · Laisser un commentaire

Une revue intellectuelle peut considérer en principe n’importe quel objet qui se propose à l’expérience. Elle peut les considérer autrement que comme médiations réifiées des échanges ou expressions réifiées de valeurs (selon la logique réifiante du capitalisme) ou alors c’est une revue de sophismes. L’appréhension non contradictoire de ces objets à première vue hétérogènes dans l’expérience usuelle est la visée de cette revue.

(C’est ce que j’aimerais qu’il se passe avec droitdecites.net)

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Les Indiens

octobre 14, 2009 · Laisser un commentaire

Cliché 2009-10-15 01-28-55

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